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L’ancien président Lee Teng-hui, et ancien président du Kuomintang (KMT), est furieux de la visite que les dirigeants du camp panbleu vont effectuer en Chine. Les accusant de « collusion » avec le Parti communiste chinois, il leur reproche tout simplement de « vendre » les intérêts de Taiwan.
Ayant quitté la tête de l’Etat en 2000 et n’exerçant plus aucune responsabilité au KMT, Lee Teng-hui est devenu l’un des chefs de file du camp indépendantiste. C’est donc dans cette logique politique qu’il s’est prononcé vivement contre les initiatives de James Soong et de Lien Chan qu’il a d’ailleurs bien connus, puisqu’il a autrefois partagé avec eux la direction du pays et du KMT.
« En effectuant ces visites, Lien Chan et James Soong commettent trois erreurs. Il se trompent sur les principes, sur leur statut et sur le moment », a déclaré l’ancien chef de l’Etat qui estime que la Chine a déjà gagné la partie.
Se rendre là-bas dans de telles conditions, estime-t-il, revient à donner raison à Pékin sur le principe de la « Chine unique » qu’elle veut imposer à Taiwan. En outre, continue-t-il, les deux hommes ne peuvent se prévaloir d’aucun statut spécial pour justifier de leur initiative.
Il considère encore qu’aller maintenant en Chine, alors que vient d’y être adoptée la loi « antiséparation », risque de conforter la fausse impression que, finalement, l’île n’objecte pas à cette législation qui pourtant autorise le recours à la force militaire contre elle.
« Ce que vont faire là-bas Lien Chan et James Soong ne pourra en définitive qu’heurter les intérêts de Taiwan et surtout pas l’aider », pense Lee Teng-hui qui appelle à des négociations de « gouvernement à gouvernement », les seules qui, selon lui, pourraient préserver la « dignité et la souveraineté de Taiwan ».
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