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Les quatre principales formations politiques ne sont pas d’accord sur la nécessité de convoquer le Yuan législatif pour une session extraordinaire, afin de voter des lois considérées comme essentielles par le gouvernement.
Du côté du Parti démocrate-progressiste (DPP), le parti au pouvoir, il n’y a aucun doute sur le besoin de réunir le Yuan législatif avant sa session normale de septembre. Les élus du DPP envisageraient en effet de demander une reprise du travail législatif après le 16 juillet, lorsque le Kuomintang (KMT), l’autre grande formation politique, aura choisi son nouveau président.
Dans les rangs du KMT justement, une réunion extraordinaire ne s’impose que si une question d’ordre constitutionnelle demande à être résolue, ce qui n’est pas le cas actuellement, a spécifié Tseng Yung-chuan, le chef de file du groupe parlementaire KMT, qui estime que les lois ordinaires doivent être traitées durant les sessions ordinaires.
Au sein des plus petites formations, on s’est aligné sur les plus grandes, en fonction des orientations politiques traditionnelles : l’Union solidarité Taiwan (TSU), proche du DPP, réclame une nouvelle session que refuse le Parti pour le peuple (PFP), dans le camp opposé au gouvernement.
De février à mai, lors de la précédente session, seulement 46 lois ont été votées, – le chiffre le plus bas depuis 1999 –, ce qui retarde considérablement la réalisation de l’agenda politique du gouvernement, estime-t-on à la TSU.
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