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Lors d’un colloque samedi dernier durant lequel était débattue la question de la taille des circonscriptions administratives, la vice-présidente de la République Lu Hsiu-lien a proposé de redécouper la carte administrative de Taiwan et de déplacer la capitale dans le sud de l’île, ou d’en adopter une deuxième.
Sous sa forme actuelle, a-t-elle argumenté, la structure administrative ne permet plus d’assurer un développement durable. Non seulement la capitale a atteint un point de saturation dans son développement, a-t-elle expliqué, mais les moyens de communication modernes, avec en particulier le train à grande vitesse en phase d’achèvement, rendent aussi obsolète la division du pays en une vingtaine de districts et deux municipalités spéciales.
Lu Hsiu-lien estime qu’il est donc temps de repenser l’organisation administrative de la nation et suggère de diviser Taiwan en quatre provinces – nord, centre, est, ouest –, auxquelles s’ajouteraient deux administrations spéciales, l’une pour les territoires aborigènes et l’autre pour les îles au large. Par ailleurs, a-t-elle poursuivi, il pourrait s’avérer judicieux de déplacer la capitale vers le sud ou bien d’en désigner une deuxième.
Ces propositions ne font pas l’unanimité, certains y voyant un pas supplémentaire vers une déclaration d’indépendance de Taiwan, d’autres s’étonnant que la vice-présidente prône le retour d’un échelon – la province – qui a été supprimé il y a quelques années afin d’améliorer l’efficacité de l’appareil administratif.
Ma Ying-jeou, le maire de Taipei et président du Kuomintang, dans l’opposition au président de la République, s’est déclaré ouvert à l’idée d’une redéfinition de l’organisation administrative, mais il suggère de diviser l’île en trois ensembles géographiques, le nord, le centre et le sud. Quant au terme de « province », a-t-il prudemment ajouté, il reste à voir si celui-ci doit être retenu.
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