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L’un des partis de la coalition au pouvoir, l’Union solidarité Taiwan (TSU), a lancé hier une campagne de signatures auprès de ses députés pour initier une motion de censure. Les chances cependant que le projet aboutisse semblent minces, alors que, dans les rangs mêmes de la TSU, on reste divisé sur la portée de cette initiative.
Le chef du groupe parlementaire de la TSU indique que la motion ne sera formellement déposée que si les 12 députés de sa formation y souscrivent. Si tel est le cas, l’étape suivante sera de chercher des soutiens dans les rangs de l’opposition au président de la République.
Ne nous trompons pas, le TSU appartient toujours au camp panvert au pouvoir ! Si plusieurs de ses éléments souhaitent le vote d’une motion de censure, ce n’est pas dans le but de sanctionner le gouvernement mais, au contraire, de l’aider. Ils veulent en effet provoquer une dissolution du Yuan législatif, avec des élections à la clé qui permettraient, espèrent-ils, d’y obtenir une majorité favorable au chef de l’Etat.
En effet, tant que le Yuan législatif est dominé par les forces opposées au gouvernement, celui-ci a énormément de difficultés à faire avancer ses réformes et à mener sa politique. Une dissolution, possible dans le cas uniquement du vote d’une motion de censure, pourrait permettre aux électeurs, s’ils le désirent, de changer la donne parlementaire et de mettre fin au blocage institutionnel.
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