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Le Kuomintang et le Parti pour le peuple, dans le camp opposé au président de la République, sont déterminés à utiliser leur courte majorité au Yuan législatif pour faire adopter demain une loi prévoyant la création d’une commission d’enquête parlementaire afin d’examiner les dossiers de corruption impliquant des hauts fonctionnaires.
Les premières cibles de la commission seraient vraisemblablement les personnes impliquées dans l’affaire qui a entaché la réalisation du projet du métro de Kaohsiung et qui a, ces dernières semaines, fait tomber plusieurs têtes, dont celle d’un proche conseiller du chef de l’Etat.
Si cette commission voit le jour, il est probable qu’elle rende obsolète le Yuan de contrôle, l’organe qui dispose du pouvoir de mise en accusation et de censure des fonctionnaires. Le fonctionnement du Yuan de contrôle est actuellement handicapé par la vacance de plusieurs de ses sièges, le camp panbleu refusant de confirmer les candidats choisis par le président Chen Shui-bian.
William Lai, le chef de file du groupe parlementaire du Parti démocrate-progressiste (DPP), la formation au pouvoir, affirme que celle-ci ne s’oppose pas au principe de la création d’une telle commission, mais souhaite que le vote soit précédé d’une consultation entre les partis et d’une audience publique.
Quant à l’Union solidarité Taiwan (TSU), l’autre grande formation associée au DPP dans le camp panvert, elle est résolument contre l’idée. Ho Min-hao, chef de file du groupe parlementaire de la TSU, pense qu’un amendement de la Constitution est nécessaire pour donner aux députés le pouvoir de créer une commission d’enquête.
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