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Retournant contre le Parti démocrate-progressiste (DPP) ses allégations de corruption, le Kuomintang (KMT) axe sa campagne électorale pour les élections du 3 décembre sur une virulente critique de ses cinq années à la tête du gouvernement, de la baisse des performances économiques de l'île à l'augmentation des suicides.
Lors d’une marche dimanche à travers la capitale qui, selon la presse locale, a rassemblé quelque 200 000 personnes, les chefs de file du KMT ont battu le pavé en criant « Non à la corruption, Sauvons Taiwan ».
Les interventions de Ma Ying-jeou, président du KMT, de son prédécesseur Lien Chan et de Wang Jin-pyng, président du Yuan législatif, ont tourné autour de « la corruption, la décadence et le vidage [des caisses de l’Etat] » dont Taiwan serait victime depuis l’accession du DPP au pouvoir.
Lien Chan a accusé le DPP de raviver les conflits entre classes sociales en insistant sur le taux d’intérêt préférentiel de 18% sur leur capital retraite dont bénéficient les fonctionnaires, les militaires et les enseignants du secteur public.
Pour sa part, Ma Ying-jeou a déclaré que le DPP était « meilleur pour gagner les élections que pour gérer un pays ». Il en veut pour preuve la chute du taux moyen de croissance économique qui, dit-il, était de 5,8% lorsque le KMT était au pouvoir, et a baissé à 2,8% sous la présidence de Chen Shui-bian.
Le président du KMT a poursuivi son offensive en revenant sur le scandale de corruption qui a récemment entaché le projet de métro de Kaohsiung et dans lequel un proche de Chen Shui-bian a été mis en examen. Cette affaire, considère-t-il, montre que tout en prônant la réforme et la lutte contre la corruption, le DPP n’est pas exempt d’irrégularités.
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