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Non content de remporter la majorité des sièges de maires de grandes villes et de chefs de district, le Kuomintang (KMT) a aussi gardé l’avantage sur les deux autres volets du scrutin 3-en-1 de samedi.
Les élections du 3 décembre ont en effet permis le renouvellement des assemblées municipales et de districts, les électeurs ayant voté pour y élire un total de 901 députés. Les mairies des petites villes – 319 au total – étaient également en jeu.
Pour ces deux scrutins, l’avance du KMT reste très nette, quoique légèrement plus courte que lors des précédentes consultations à ces deux niveaux de responsabilité.
Ainsi, le principal parti du camp panbleu récolte 409 sièges de députés, auxquels s’ajoutent 31 sièges pour le Parti pour le peuple. Dans le camp panvert, 192 sièges seulement vont au Parti démocrate-progressiste (DPP), l’Union solidarité Taiwan (TSU) en obtenant 11. En fait, les candidats n’appartenant à aucune des cinq grandes formations ont fait mieux que l’alliance DPP-TSU, puisqu’ils rassemblent 256 sièges.
Le KMT conquiert par ailleurs 173 mairies, loin devant les 35 acquises par le DPP, 108 des élus n’étant investi par aucune grande formation politique.
Sur l’ensemble des deux scrutins, le DPP n’a fait de meilleurs résultats que le KMT que dans un seul district, celui de Chiayi.
Ces piètres performances laissent à penser que le DPP a encore beaucoup à faire pour étendre son influence au plan de la vie locale des communes, où les grands débats de politique nationale trouvent peu d’écho.
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