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Sun Ta-chien, un des chefs de file du Parti pour le peuple (PFP), souhaite voir sa formation fusionner avec le Kuomintang (KMT) dans les plus brefs délais.
Retarder encore cette décision aurait des conséquences dommageables pour les relations entre les deux grands partis du camp panbleu, maintient-il.
La décision est d’ailleurs d’autant plus attendue que celui-ci ne dispose désormais que de 111 sièges au Yuan législatif. Quatre députés KMT doivent en effet abandonner leur mandat parce qu’ils ont été élus maire ou chef de district samedi dernier, et leur départ porte les effectifs du camp panbleu au Yuan législatif à 111 sièges sur un total de 220 pourvus actuellement, soit tout juste la majorité absolue.
En réalité, les relations entre le KMT et le PFP sont parfois orageuses, en particulier en période électorale, leurs candidats se retrouvant alors en situation de concurrence. Il reste que le PFP est en perte de vitesse, et plusieurs de ses membres sont déjà retournés dans leur ancienne formation sans attendre que la fusion se fasse.
Le PFP a été créé par James Soong, ancien haut dignitaire du KMT, au lendemain de sa défaite aux présidentielles de mars 2000. Il s’était présenté contre le candidat du KMT d’alors, une scission qui a permis la victoire du Parti démocrate-progressiste.
James Soong aurait accepté le principe d’une rencontre avec Ma Ying-jeou, président du KMT, avant le Nouvel An chinois – c’est-à-dire avant le 29 janvier prochain – pour discuter des modalités de la fusion envisagée.
Toutefois, celle-ci ne pourrait se concrétiser de façon immédiate, estime le président du Yuan législatif Wang Jin-pyng, du KMT, qui invoque des questions de gestion des ressources humaines notamment. La question de la position qui serait offerte à James Soong au sein du KMT semble particulièrement épineuse.
Le même Wang Jin-pyng souhaite par ailleurs voir le KMT se rapprocher des huit députés élus sous la bannière de l’Union indépendante des sans étiquette.
Par ailleurs, le Nouveau Parti (NP), lui aussi créé par des transfuges du KMT, pourrait également disparaître et voir ses membres réintégrer le parti nationaliste. Le NP ne dispose que d’un député au Yuan législatif.
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