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Un texte de loi proposant de bannir les mines anti-personnelles à Taiwan a été débattu hier au Yuan législatif entre les députés favorables à un abandon complet et ceux qui voudraient y poser des conditions.
Les deux initiateurs du texte, des députés de Kinmen et de Matsu, entendent mettre un terme au cauchemar des habitants de leurs circonscriptions qui vivent toujours au milieu de champs de mines hérités de l’époque de la Guerre froide. Ils ont donc proposé d’ interdire l’usage et le stockage des mines, ainsi que de détruire toutes celles qui existent sur l’ensemble du territoire national.
« Si le statut international de Taiwan ne lui a pas permis d’adhérer au traité d’Ottawa, l’île peut tout de même contribuer à l’œuvre de la communauté internationale en se dotant d’une telle loi », a déclaré le député Wu Cheng-tian, du Nouveau Parti.
Tout le monde n’est pas d’accord, et plusieurs députés, ainsi que le vice-ministre de la Défense, Hou Shou-yeh, sont intervenus afin de souligner l’utilité des mines pour repousser une éventuelle invasion, précisant que Taiwan continue de faire face à la « menace sérieuse » de la Chine.
Le vice-ministre a confirmé en outre que les opérations de déminage sont longues, pénibles et coûteuses. Actuellement, des spécialistes étrangers travaillent au déminage d’un terrain à Kinmen. L’explosion accidentelle d’une mine en avril a tué deux d’entre eux qui étaient originaires du Zimbabwe.
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