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« Le nouveau Premier ministre devra épouser mes nouvelles directives en matière de relations avec la Chine », a déclaré en substance Chen Shui-bian, le président de la République, en reprenant les grandes lignes de son discours du Nouvel An.
« Je ne ferai pas appel [pour former un nouveau gouvernement] à ceux qui ne s’identifient pas à l’approche “gestion active, ouverture efficace” », a déclaré le chef de l’Etat samedi lors d’une conférence à l’Institut Ketagalan, un établissement destiné à former l’élite politique de la nation.
L’ajustement opéré sur le plan des relations avec la Chine – qui remplace le slogan « ouverture active, gestion efficace » par celui de « gestion active, ouverture efficace – est « correct », a encore dit le président de la République, « et tous les membres du Cabinet, y compris le Premier ministre et le Vice-Premier ministre », devront s’y conformer.
La nuance entre les deux slogans n’est pas aussi fine qu’il y paraît, en tout cas dans l’esprit de Chen Shui-bian pour qui elle équivaut à un appel à redoubler de vigilance. Les six années qu’il a passées à la tête de l’Etat lui ont fait réaliser, a-t-il dit, que « tout ce que dit ou fait la Chine n’a qu’un seul objectif : annexer Taiwan ». Dans ces conditions, « continuer de pencher vers la Chine est suicidaire », a poursuivi le président.
Ces déclarations semblent mettre un terme aux doutes qui subsistaient sur la possibilité de voir un membre du camp panbleu prend la tête du nouveau Cabinet, sur le mode par exemple de la cohabitation à la française.
Le Parti démocrate-progressiste auquel appartient le chef de l’Etat, qui ne dispose pas de la majorité parlementaire, vient d’essuyer un revers électoral aux élections régionales. Certains politiciens et commentateurs politiques avaient donc estimé probable, même si rien dans la Constitution ne l’y oblige, que Chen Shui-bian demande à un de ses rivaux de former un nouveau Cabinet.
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