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Après le cinglant revers électoral de décembre dernier, le Parti démocrate-progressiste (DPP) est à nouveau frappé de plein fouet par la décision d’une de ses personnalités les plus influentes de rendre sa carte de membre.
Ancien président du Parti démocrate-progressiste, Lin Yi-hsiung s’est retiré de la politique politicienne après l’élection de Chen Shui-bian à la présidence de la République, en 2000, mais il est resté très militant sur le front social, menant en particulier une croisade médiatisée contre le nucléaire.
Son influence reste considérable au sein d’un parti qu’il a contribué à forger à l’époque du mouvement démocratique, et il fait partie de ceux dont les critiques font mal.
Aussi sa décision de quitter le DPP est-elle ressentie comme un coup de tonnerre. Dans une lettre publiée hier matin, il affirme que « chaque élection aggrave les clivages entre groupes ethniques et classes sociales, et nourrit la haine plus que jamais ». N’ayant aucune intention de s’engager dans les affaires du parti ni de faire campagne pour un quelconque mandat public sous quelque affiliation politique que ce soit, poursuit la missive, « cela n’a pas de sens pour moi d’être membre du DPP ».
Lin Yi-hsiung est, après Shih Ming-teh et Hsu Hsin-liang, eux aussi éminents combattants de la première heure, le troisième ancien président de la formation à la quitter, un détail qui ajoute au désarroi de ses camarades.
Saluant hier l’intégrité de ce « pilier » et « mentor » du parti, plusieurs députés et personnalités demandaient que tout soit fait pour le convaincre de revenir sur sa décision, et appelaient à une profonde introspection afin de remettre le DPP sur ses rails originels.
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