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Clarifiant les récentes déclarations du président de la République, le ministre des Affaires étrangères James Huang et le ministre des Affaires continentales Joseph Wu ont souligné hier qu’aucun changement de la politique chinoise de Taipei n’était prévu.
Lors de son discours du Nouvel An chinois le 29 janvier, le président Chen Shui-bian a formulé trois vœux pour l’année qui commence : la suppression du Conseil de l’unification nationale (NUC) et des directives y afférant ; l’entrée de Taiwan, sous cette appellation, aux Nations unies ; et l’approbation par voie référendaire de la nouvelle Constitution en cours de rédaction.
L’intervention du président, a déclaré James Huang, traduit son inquiétude face aux pressions constantes que Pékin exerce sur Taipei, entraînant des déséquilibres politiques, économiques et militaires en faveur de la Chine. « En tant que chef de l’Etat, le président se doit de prêter attention à de tels signes », a-t-il ajouté.
L’abolition du NUC, a pour sa part expliqué Joseph Wu, le ministre des Affaires continentales, s’inscrirait dans la logique de la résolution adoptée le 12 janvier dernier par le Yuan législatif et qui prévoit la suppression de plusieurs agences placées sous la tutelle de la présidence de la République. Elle serait d’autant plus justifiée, a-t-il expliqué, qu’en 2003, les députés ont ramené son budget annuel à 1 000 dollars taiwanais, l’empêchant effectivement de fonctionner.
Quoi qu’il en soit, la question n’a rien à voir avec le serment fait par Chen Shui-bian lors de son discours d’investiture de ne pas modifier le statu quo entre les deux rives, a insisté Joseph Wu.
Le NUC a été créé en octobre 1990 sous la présidence de Lee Teng-hui, le prédécesseur de Chen Shui-bian à la tête de l’Etat. Les directives émises par cette agence en février de l'année suivante, qui servent de cadre à la politique chinoise de Taipei, stipulent la marche à suivre pour la réalisation ultime de la réunification avec la Chine.
Concernant l’entrée à l’Organisation des nations unies sous le nom de « Taiwan », James Huang pense qu’il est excessif, comme l’ont fait les Etats-Unis au lendemain du discours du président Chen Shui-bian, de parler d’un « changement unilatéral du statu quo ». Bien que les relations entre Taipei et Washington restent excellentes, a-t-il ajouté, il semble que les Etats-Unis ne saisissent pas tout à fait l’ampleur des difficultés auxquelles Taiwan fait face, dans le contexte changeant des relations entre les deux rives.
Si des « différences d’interprétation » existent entre Taipei et Washington à propos des déclarations de Chen Shui-bian, a-t-il souligné, celles-ci sont minimes.
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