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L’avenir du Parti pour le peuple (PFP) pourrait être sérieusement compromis depuis que plusieurs de ses élus ont décidé ces derniers mois de rejoindre les rangs du Kuomintang (KMT), la principale formation du camp panbleu auquel il appartient.
Jusqu’ici, 9 députés au Yuan législatif ont choisi de quitter le PFP pour adhérer au KMT. Un dixième a annoncé qu’il s’apprêtait à les suivre. L’un d’entre eux, Chou Hsi-wei, qui avait changé d’affiliation dans la préparation des élections locales de décembre dernier, est parvenu à se faire élire en décembre, sous les couleurs du KMT, à la tête du district de Taipei.
Issu il y a quelques années d’une scission du KMT , le PFP a dernièrement accumulé les revers électoraux, les rumeurs d’un retour dans le giron du parti d’origine se multipliant en parallèle. James Soong, le leader historique du PFP, s’y oppose, mais il semblerait qu’une partie de ses troupes ne veuille plus le suivre.
C’est que les donnes du jeu politique national ont considérablement changé récemment. Le KMT, auquel le PFP était allié au sein du camp panbleu, a effectué une révolution interne sous l’influence de son populaire dirigeant Ma Ying-jeou.
En outre, la réforme de l’élection des députés a également eu un impact important. Le Yuan législatif, qui compte actuellement 225 sièges, va en effet voir sa taille réduite de moitié, tandis que le mode de scrutin a été modifié. Ces deux éléments combinés diminuent considérablement le poids de la représentation des petites formations face aux deux grands partis, le Parti démocrate-progressiste (DPP) et le KMT.
Le KMT et le PFP partagent la même philosophie politique, notamment concernant la réunification avec la Chine qu’ils souhaitent dans des conditions démocratiques. Actuellement, le DPP demeure le premier parti national avec 88 sièges au Yuan législatif, mais depuis les nombreux transferts en provenance du PFP, le KMT a vu le nombre de ses députés gonfler à 85. Le PFP compte encore 26 députés, et l’Union solidarité Taiwan, dans le camp panvert, 12.
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