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Ne souhaitant pas être laissés de côté dans les débats qui s’engagent autour du texte constitutionnel actuellement en cours de rédaction à l’initiative du Parti démocrate-progressiste (DPP) au pouvoir, certains députés ont rendu publiques hier, à titre individuel, leurs premières recommandations.
Mark Ho, le chef de file du groupe parlementaire de l’Union solidarité Taiwan (TSU), dans le camp panvert, qui est favorable à un « système semi-présidentiel penchant vers un système parlementaire », suggère de rendre aux députés le pouvoir de confirmation du Premier ministre nommé par le président de la République.
Il estime qu’il faut aussi donner au Premier ministre le pouvoir de former son Cabinet et de dissoudre l’assemblée parlementaire (le Yuan législatif), avec l’approbation du chef de l’Etat.
Pour sa part, Chang Hsien-yao, en charge de la recherche politique au Parti pour le peuple (PFP), insiste surtout sur la nécessité de donner aux législateurs le pouvoir de confirmer le Premier ministre. Depuis l’arrivée aux affaires du DPP, en 2000, le pays en est à son cinquième Premier ministre, note-t-il, présentant ces changements de gouvernement qu’il juge trop nombreux comme une source d’instabilité politique.
Du côté du Kuomintang (KMT), on niait hier que la formation put être défavorable à un affaiblissement de la fonction présidentielle. Ma Ying-jeou, le président du KMT, qui ne cache pas son intention de se porter candidat à la magistrature suprême en 2008, a préféré garder toutes ses options ouvertes.
Tout changement de système de gouvernement devra être approuvé par les deux tiers des députés et recevoir l’assentiment populaire, a-t-il souligné.
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