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En visite en Europe où il donne actuellement une série de conférences, Ma Ying-jeou, le président du Kuomintang (KMT) – et, à ce titre, probable candidat de la formation aux prochaines élections présidentielles en 2008 – a fait part de ses idées pour relancer le dialogue avec la Chine, employant notamment la formule de « partenariat équitable ». Des suggestions qui n’ont pas été appréciées par tout le monde.
Ainsi, le député Chen Chin-jun, du Parti démocrate-progressiste (DPP) au pouvoir, estime que Ma Ying-jeou « abaisse » Taiwan et sert de porte-voix à la propagande chinoise lorsqu’il décrit les relations entre les deux rives du détroit de Taiwan comme « un partenariat équitable » dans le cadre de la politique « Une Chine ». Le DPP rejette le concept « Une Chine » prôné par Pékin.
Chen Chin-jun estime par ailleurs « incohérent » le discours du chef du KMT. Ma Ying-jeou a commencé par parler de l’unification comme d’un « objectif ultime », dit-il, avant de nuancer ses propos en disant que celle-ci ne se ferait qu’avec l’approbation « de la population des deux côtés du détroit ».
Ma Ying-jeou nie la souveraineté de Taiwan lorsqu’il exclut à priori le « séparatisme unilatéral », dit pour sa part Huang Shih-chuo, de l’Union solidarité Taiwan, une formation pro-indépendantiste.
Le président du Yuan législatif Wang Jin-pyng, vice-président du KMT, a quant à lui souligné que l’avenir de Taiwan devait être décidé en toute liberté par les 23 millions d’habitants de Taiwan et qu’il n’était pas temps aujourd’hui de parler de l’unification ou de l’indépendance comme « objectif ultime ».
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