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S’adressant pour la première fois aux députés depuis sa nomination à la tête du Cabinet fin janvier, Su Tseng-chang a souligné que, sous son mandat, les questions économiques prendraient le pas sur les autres, afin de donner à Taiwan les moyens de faire face à un monde en pleine mutation. Il a également évoqué la question du Conseil pour l’unification nationale (NUC).
Expliquant qu’il avait demandé au vice-Premier ministre Tsai Ing-wen de prendre la direction d’un groupe de travail chargé de coordonner la politique économique et financière, Su Tseng-chang a fixé les objectifs d’une croissance économique annuelle de 4,5%, d’un taux de chômage inférieur à 4% et d’une inflation maintenue en dessous de la barre des 2%.
Interrogé sur sa position concernant la libéralisation des échanges économiques avec l’autre rive, le Premier ministre a réitéré l’approche prônée par le président de la République, à savoir celle d’une ouverture mesurée et graduelle qui soit bénéfique à l’économie insulaire.
Interpellé sur le dossier brûlant d’une éventuelle abolition du Conseil pour l’unification nationale (NUC), Su Tseng-chang a défendu le point de vue du chef de l’Etat : en posant pour principe l’unification politique de Taiwan avec la Chine, il remet en cause le droit des Taiwanais à déterminer l’avenir de leur pays.
Le NUC a été créé en 1990, et les directives qui l’accompagnent sont entrées en vigueur l’année suivante, à l’initiative de Lee Teng-hui, alors président de la République.
Le Conseil national de sécurité est en train d’évaluer la faisabilité de la suppression du NUC, a indiqué le Premier ministre, qui a par ailleurs consacré une partie de son intervention à souligner qu’il ne permettrait pas que le moindre scandale entache l’intégrité de son équipe et que le Cabinet s’efforcerait d’assurer une meilleure justice sociale.
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