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Dans une interview publiée lundi dans le quotidien américain Washington Post, le président de la République Chen Shui-bian a appelé Pékin à dialoguer pacifiquement avec Taipei pour résoudre le différend qui perdure entre les deux rives.
Taipei ne déclarera pas formellement son indépendance et ne modifiera pas le statu quo tant que Pékin n’utilisera pas la force contre Taiwan, a-t-il ajouté, soulignant qu’en tant que leader du pays, sa mission et son devoir sont de sauvegarder la paix et la stabilité dans le détroit de Taiwan.
Ces déclarations qui se veulent rassurantes sur les intentions des autorités de Taipei interviennent quelques jours après la décision du chef de l’Etat de geler le Conseil de l’unification nationale (NUC) et les directives y afférant. Cette initiative a provoqué la colère de Pékin qui a voulu y voir à tort une modification du statu quo et un « pas de plus vers l’indépendance ».
Revenant sur le sujet, Chen Shui-bian a confirmé qu’il avait d’abord souhaité employer le verbe « abolir », mais que Washington ayant objecté et suggéré « geler », il avait finalement décidé d’employer l’expression « cesse de fonctionner » afin de montrer son appréciation des conseils américains. « Le processus de négociation avec les Etats-Unis sur cette question a été de la plus grande valeur », aurait déclaré Chen Shui-bian.
S’exprimant sur son projet de refonte de la Constitution, le président a rappelé qu’il n’avait pas le pouvoir de modifier le nom officiel du pays, son drapeau ou ses frontières sans l’assentiment des trois quarts des députés et l’approbation des électeurs. « Le public peut donc être assuré que les futurs projets de révision constitutionnelle ne pourront pas être dominés par un seul parti ni un seul individu, et qu’ils ne pourront se faire sans l’approbation de tous les partis politiques et du peuple. »
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