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Demain doit à nouveau être examiné un amendement au Statut régissant les relations entre Taiwan et la Chine préparé par le Kuomintang (KMT) et le Parti pour le peuple (PFP), l’objectif étant d’accélérer la mise en place de relations directes de transport aérien et maritime entre les deux rives du détroit de Formose. Craignant une nouvelle confrontation dans l’enceinte parlementaire avec les députés du camp panvert, Ma Ying-jeou estime que le dialogue est essentiel sur ce sujet.
Le 12 puis le 16 mai, deux précédentes sessions consacrées à cet amendement controversé ont en effet tourné à la confusion, les élus du Parti démocrate-progressiste (DPP) au pouvoir et de l’Union solidarité Taiwan ayant pris d’assaut le siège du président de l’assemblée afin d’empêcher un vote.
Le camp panvert s’insurge contre un texte de loi qui ouvrirait les relations directes avec la Chine sans aucune négociation officielle préalable avec Pékin et qui ne laisserait au gouvernement aucun contrôle dans le processus.
Tentant de calmer le jeu, Ma Ying-jeou s’est déclaré fermement opposé à la répétition des incidents de la semaine dernière. Il a par ailleurs souligné que le KMT « donnerait au gouvernement le temps nécessaire pour procéder aux ajustements nécessaires avant l’entrée en vigueur de l’amendement », une fois celui-ci adopté. « Mais nous devons nous efforcer de faire voter le texte, a-t-il ajouté. Sinon, nous risquons d’avoir à attendre encore deux ans pour [mettre en place] des liaisons directes. »
Tseng Yung-chuan, le directeur du comité politique central du KMT, estime que les chances de voir ce texte adopté sont minces si des négociations avec le DPP ne sont pas menées auparavant.
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