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Suspecté de délit d’initié dans la vente d’actions de la société Taiwan Development Corporation (TDC), Chao Chien-ming, le gendre du président de la République, a été entendu hier matin par les juges qui ont décidé de le maintenir en garde à vue, malgré ses dénégations.
Affirmant que les soupçons qui pèsent sur le jeune médecin sont substantiels, Lin Ban-liang, le porte-parole du procureur du district de Taipei, a expliqué que cette détention avait pour objectif d’éviter qu’il fasse disparaître des pièces à conviction et s’entretienne avec les autres prévenus.
Su Teh-jien, le président de TDC, a également été écroué, mais les parents de Chao Chien-ming, son frère et l’épouse de ce dernier ont eux été relâchés après un premier interrogatoire.
Au Parti démocrate-progressiste (DPP), les déclarations se sont succédées pour présenter les excuses de la formation à la nation et tenter de limiter les dégâts en termes d’image. Chen Chin-jun, le chef de file du groupe DPP au Yuan législatif, a déploré que « quelques membres indignes » aient terni la réputation du parti.
Les membres du DPP doivent serrer les rangs autour du président et trouver ensemble une solution à la crise actuelle, a-t-il poursuivi.
L’affaire, estiment en revanche certains au DPP, dont le député Wang Hsing-nan, « signe l’arrêt de mort du DPP » qui doit « se préparer à retourner dans l’opposition ».
Quoi qu’il en soit, le consensus semblait se faire hier sur la nécessité de bloquer toute éventuelle tentative du camp adverse d’initier une procédure de rappel du chef de l’Etat, parce que « le président n’a rien fait de mal » et que son départ « entraînerait le chaos ».
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