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Sur recommandation de son groupe parlementaire, la direction du Kuomintang (KMT) a apporté son soutien à une campagne menée pour destituer le chef de l’Etat, éclaboussé par les récents scandales dans lesquels a trempé son gendre.
« Cette procédure de destitution n’est pas à confondre avec une bataille entre les camps panbleu et panvert mais plutôt à assimiler à une lutte pour que l’intégrité prime sur la corruption. L’histoire jugera le Parti démocrate-progressiste (DPP) s’il refuse de choisir l’intérêt public [en la matière] », a déclaré Ma Ying-jeou lors de la dernière réunion du comité central du KMT.
Celui-ci a expliqué qu’il avait d’abord choisi d’attendre que le chef de l’Etat et son épouse soient impliqués personnellement dans les scandales en cours, mais que, puisque le président Chen Shui-bian refuse de se démettre, il a estimé qu’il était temps pour lui d’apporter son soutien à la destitution.
L’objectif essentiel du KMT en demandant cette procédure – même si elle a peu de chances d’aboutir parce qu’elle ne parviendra pas à réunir au Yuan législatif le nombre de voix suffisant pour la valider – est de mettre la pression sur le chef de l’Etat, afin qu’il démissionne.
Ma Ying-jeou a rappelé également que l’ancien président Lee Teng-hui avait souligné, lorsqu’il était en fonction, la nécessité pour le chef de l’Etat de mettre fin à son mandat s’il ne parvenait plus à l’exercer sereinement.
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