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Le président Chen Shui-bian est sorti de son silence hier pour réagir aux appels de l’opposition en faveur de sa destitution, après que des membres de sa famille ont été impliqués dans plusieurs scandales financiers.
Le chef de l’Etat a assimilé la procédure de destitution qu’on entend lancer contre lui à un simulacre de procès, comme il s’en tenait durant la Révolution culturelle en Chine, a-t-il déclaré.
Il considère que l’opposition manipule le système judiciaire pour servir des objectifs purement politiques, car, a-t-il ajouté, il n’est pas normal que l’on incrimine une personne parce qu’un de ses proches a commis des malversations.
Il reproche notamment au Kuomintang et au Parti pour le peuple de n’avoir jamais accepté son élection depuis sa réélection à la présidence de la République. Ils n’ont eu de cesse, rappelle-t-il, de s’opposer à lui en paralysant l’action du gouvernement et en boycottant ses projets de loi.
S’adressant directement à ses concitoyens, il leur a demandé pardon pour ce qui se passe dans son entourage, avouant que cela le perturbait et qu’il s’en sentait même responsable.
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