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Le porte-parole du ministère de la Défense, le contre-amiral Wu Chi-fang, a catégoriquement nié hier que l’armée ait été mise sur un pied d’alerte afin de parer à toute éventualité avant le vote, le 27 juin au Yuan législatif, de la procédure de destitution engagée par l’opposition contre le président de la République (une initiative qui a d’ailleurs échoué).
C’est la théorie pour le moins suspecte développée dans un article paru hier dans le quotidien local Apple Daily qui affirme qu’un groupe d’intervention composée de 30 000 membres des forces spéciales de la marine, de l’armée de terre et de la police militaire aurait été prêt à intervenir en cas de troubles pour « maintenir l’ordre », « couper temporairement la circulation dans la capitale » et « protéger la vie du chef de l’Etat », si nécessaire. Ce groupe d’intervention aurait toutefois eu l’interdiction de tirer sur la population…
Ni le ministre de la Défense Lee Jye, ni le chef d’état-major des armées Lee Tien-yu, ni lui-même n’ont eu vent d’un quelconque plan en ce sens, a insisté Wu Chi-fang, prenant tout de même la peine de rappeler que l’armée a pour mission de défendre le pays contre les ennemis extérieurs et que le maintien de l’ordre relève de la seule responsabilité de la Police nationale.
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