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Au deuxième et dernier jour de sa convention nationale, le Parti démocrate-progressiste (DPP) a adopté une proposition du député Wang Sing-nan pour la dissolution immédiate des cinq factions qui le composent, ainsi que plusieurs mesures anticorruption.
Voté par 153 délégués sur un total de 279 présents, le démantèlement des factions a pour objectif de favoriser l’unité au sein du parti au pouvoir.
Formosa, l’Alliance de la justice, l’Alliance de l’Etat-providence, l’Alliance verte et la Nouvelle vague ont séparément émis des communiqués signalant qu’elles respectaient cette décision et se sabordaient, le leader de la dernière d’entre elles, Tuan Yi-kang, qualifiant toutefois de « regrettable » la disparition de ce qu’il considère comme des canaux de communication qui avaient un rôle structurant au sein de la formation.
Le DPP a par ailleurs adopté une clause anticorruption stipulant qu’il se réserve le droit de mener une enquête sur ses membres élus ou occupant des fonctions élevées au sein de l’administration, si ceux-ci ont dans leur entourage familial des personnes suspectées de malversations.
La clause vient en réponse aux scandales financiers dans lesquels sont impliqués plusieurs proches du président de la République – dont son gendre Chao Chien-ming et son ancien bras droit Chen Che-nan – et qui ont eu des effets dévastateurs sur le parti en termes d’image et de soutien populaire.
Enfin, le DPP s’est résolu à faire la chasse aux électeurs fantômes en interdisant à ses membres d’acquitter les cotisations pour d’autres, une pratique qui permettait à certains d’influer frauduleusement sur les résultats des primaires.
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