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Le Parti pour le peuple (PFP) a anoncé hier le lancement d'une procédure de mise en accusation contre le président de la République, Chen Shui-bian, tandis que les révélations concernant les malversations et les abus financiers dans lesquels sont impliqués sa famille et son entourage se multiplient.
Selon la Constitution, si cette initiative remporte le soutien des deux tiers des membres de la Législature et que leur vote obtient ensuite la validation des Grands Juges, alors le chef de l’Etat sera relevé de ses fonctions. La prochaine session législative commencera le 19 septembre.
Après l’échec d’une autre procédure – dite de destitution – lancée contre Chen Shui-bian il y a quelques semaines, les députés PFP estiment que celle-ci a plus de chance d’aboutir, notamment parce que le scrutin aura lieu cette fois-ci à bulletin secret.
Ils espèrent ainsi que leurs collègues du camp au pouvoir s’exprimeront en toute conscience et sans crainte de représailles de la part de leur formation d’origine, car il s’agit là, expliquent-ils, d’une question de morale qui dépasse les luttes partisanes.
Dans un communiqué, le PFP s’est justifié en affirmant que le président Chen Shui-bian avait perdu le soutien de près de 90% de ses concitoyens et qu’il avait plongé la nation dans une crise de confiance sans précédent.
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