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Le Kuomintang (KMT) ayant subi des revers de fortune énormes depuis un peu moins d’une dizaine d’années, le temps des mises en cause est venu. En partie rendu responsable de cette situation, Lee Teng-hui est paradoxalement loué pour les mesures de sauvegarde qu’il a aussi prises avant de quitter la présidence du KMT en 2000.
Un rapport interne présenté hier au comité central permanent du parti estime à 27,7 milliards de dollars taiwanais le montant actuel des actifs du KMT, un chiffre considérablement en dessous de ceux qui avaient été connus jusqu’ici.
En 1998, au plus haut de sa richesse, le KMT disposait d’un patrimoine évalué à plus de 90 milliards de dollars et était présenté comme la formation politique la plus riche au monde. Depuis, sous la conduite de Lee Teng-hui et de Lien Chan, ses présidents successifs, le parti a multiplié les erreurs de gestion et accumulé les mauvais placements.
Commentant la situation, l’actuel président du KMT, Ma Ying-jeou, reconnaît que le parti n’a pas agi avec la plus grande transparence concernant l’acquisition de son immense patrimoine entre 1940 et 1988.
Mais alors que la période de 1988 à 2000 a été dominée par la collaboration avec le secteur privé, depuis 6 ans, le parti est en pleine phase de restructuration et d’assainissement au niveau de ses finances.
Ma Ying-jeou a refusé de présenter des excuses pour le manque de transparence dans le passé, expliquant que contexte était alors très différent.
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