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Il semble aujourd’hui que Shih Ming-teh et les personnes qui l’ont rejoint dans sa campagne pour inciter le président de la République à démissionner n’auront pas l’autorisation de protester sous ses fenêtres, 24 h sur 24, pendant plusieurs semaines, comme ils en avaient l’intention : après avoir initialement donné son accord, la mairie de Taipei l’a retiré, une décision qui ne plaît pas à tout le monde.
Le maire de la capitale, Ma Ying-jeou, a souligné que son administration avait la double responsabilité de maintenir l’ordre et de garantir le droit des citoyens de manifester et de se rassembler. Expliquant que, personnellement, il soutient la campagne de Shih Ming-teh, il a rejeté les accusations de « faiblesse » portées contre lui en rappelant qu’en juin, il avait lui-même initié une procédure de destitution contre le chef de l’Etat au Yuan législatif.
Ma Ying-jeou, qui est concurremment président du Kuomintang, a en effet été accusé dans les rangs de sa formation de ne pas montrer suffisamment d’enthousiasme pour la manifestation en préparation.
Quant à Shih Ming-teh lui-même, ses critiques n’ont pas épargné le maire de Taipei, qu’il a taxé de duplicité.
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