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Le mouvement de contestation qui s’est installé devant la présidence de la République samedi dernier a une caractéristique : la capacité de ses leaders à changer de tactique d’un jour à l’autre, afin de mobiliser leurs troupes. Ainsi de la question de la grève générale brandie en début de semaine, abandonnée, puis reprise hier.
Malgré le scepticisme, voire l’opposition, des syndicats et des partis politiques, les organisateurs du sit-in n’excluent pas d’appeler la population à cesser le travail. Ho De-fen, l’un des porte-parole du mouvement, affirme que quatre options sont envisagées, dont une grève d’une journée afin de minimiser les conséquences sur l’économie insulaire. Une décision sur ce point pourrait être rendue publique aujourd’hui.
Défavorable à l’idée même d’un arrêt de travail général, le président du Kuomintang et maire de Taipei, Ma Ying-jeou, a rappelé que c’est un cas de figure inconnu à Taiwan. En charge du Travail à la mairie de la capitale, Shih Yu-ling note pour sa part que la législation n’autorise la grève qu’en cas de litige entre employés et employeurs. Celle préconisée par les manifestants, avertit-il, pourrait s’avérer illégale.
Steve Chen, le ministre de l’Economie, estime pour sa part que l’économie nationale ne peut pas se permettre une grève, ni même un ralentissement, parce que les retombées seraient trop négatives en termes de croissance et d’investissements.
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