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Pour leur rentrée hier, les législateurs n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur l’agenda et les priorités de la nouvelle session parlementaire, la partie de bras de fer entre partisans et opposants du président Chen Shui-bian s’y poursuivant.
James Soong, qui dirige le Parti pour le peuple (PFP), a été clair : sa formation a pour objectif de lancer une nouvelle procédure de destitution contre le chef de l’Etat. Egalement dans le camp opposé à Chen Shui-bian, le Kuomintang (KMT) a cependant préféré insister sur le passage de certains textes de loi importants en souffrance depuis longtemps.
« Cela concerne le texte sur les achats d’armes, l’approbation par le Yuan législatif de la nomination du procureur général et des membres du Yuan de contrôle », a souligné Tsai Chin-lung, le chef de file du groupe KMT.
Le président du Yuan législatif, Wang Jin-pyng, affilié au KMT, a assuré qu’il resterait neutre en cas de vote d’une motion de censure contre le gouvernement, jugeant la procédure inopportune pour des raisons techniques.
La neutralité, s’il devait y avoir une motion, c’est également la voie que semble avoir choisi l’Union solidarité Taiwan (TSU), une formation appartenant au camp au pouvoir. Un de ses élus, Lo Chih-ming, a notamment indiqué que la TSU respecterait toutes les procédures légales visant à faire tomber le gouvernement mais qu’elle ne les soutiendrait pas.
Quant au Parti démocrate-progressiste, celui de Chen Shui-bian, l’un de ses députés est intervenu pour reprocher aux partis d’opposition de gaspiller du temps et des ressources en faisant de l’obstruction au Yuan législatif.
Durant la séance, le Premier ministre a pu s’exprimer peu après qu’une trentaine d’élus dans le camp opposé au chef de l’Etat ont brandi des pancartes et hurlé des slogans. Une fois le calme revenu, Su Tseng-chang a présenté, comme c’est la tradition, son rapport administratif.
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