 |
|
Après cinq jours passés devant la gare centrale de Taipei, où ils avaient dû se réinstaller dans la nuit de vendredi pour poursuivre leur sit-in alors qu’une contre-manifestation prenait leur suite samedi, les « rouges » préparent leur « marche du retour ».
Ce soir à minuit, les manifestants qui réclament le départ du président de la République, Chen Shui-bian, feront donc la route en sens inverse vers le boulevard Ketagalan, un espace qu’ils ont licence d’occuper jusqu’au 28 septembre, pourvu qu’ils le fassent de façon pacifique et dans le respect de la loi.
Les cérémonies officielles de la Fête nationale, le 10 octobre, approchant à grands pas, le maire de Taipei, Ma Ying-jeou, a souligné qu’aucune violence ne serait tolérée ni ce jour-là, ni les autres jours. Les permis délivrés aux organisateurs du sit-in peuvent être révoqués à tout moment, si la situation l’exige, a-t-il encore déclaré.
Le maire de la capitale a également demandé aux initiateurs de la campagne de protestation de clarifier leurs intentions, en particulier pour la journée du 10 octobre.
A la question de savoir si les organisateurs ont obtenu l’autorisation de rééditer, en pleine Fête nationale, le spectaculaire « siège » du palais présidentiel mis en œuvre vendredi dernier en soirée, Ma Ying-jeou a indiqué qu’il n’approuverait pas ce genre de manifestation le 10 octobre, et de toute façon, qu’il n’avait reçu aucune demande en ce sens pour l’instant.
Shih Ming-teh, l’une des principales figures du mouvement anti-Chen Shui-bian, a quant à lui affirmé que ce second « siège » aurait lieu quoi qu’il arrive, avec ou sans autorisation.
|