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Dans le camp au pouvoir, le Parti démocrate-progressiste (DPP) a formé une cellule spéciale chargée de mettre en place une stratégie face à la nouvelle procédure de destitution lancée contre le président Chen Shui-bian.
Ker Chien-ming, le chef de file du groupe parlementaire démocrate-progressiste, est à l’origine de cette initiative, alors qu’approche l’échéance du 13 octobre, date à laquelle les députés auront à se prononcer sur la motion pour savoir s’il faut passer à l’étape suivante ou l’annuler.
Les élus qui forment cette cellule ont choisi de répondre par ce qu’ils appellent la tactique des « 3 non » : non à une réfutation écrite de la procédure par le président Chen Shui-bian, non à la participation des députés démocrates-progressistes à son examen en commission parlementaire et non à leur présence le jour du vote.
La même stratégie avait été appliquée lors d’une première procédure de destitution qui n’avait pas réuni le nombre suffisant de votes au Yuan législatif, en juin dernier.
Pour être adoptée, la motion contre le président de la République doit obtenir le soutien de deux tiers des députés. Si ce seuil est franchi, un référendum est ensuite organisé, la majorité des électeurs devant alors trancher, soit pour le maintien du chef de l’Etat dans ses fonctions, soit pour sa destitution.
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