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La deuxième procédure de destitution du président Chen Shui-bian initiée par le Kuomintang (KMT) a eu plus ou moins les mêmes résultats que la première, en juin, ne remportant que 116 suffrages, un nombre bien en deçà des deux tiers des voix nécessaires pour la mise en œuvre du deuxième volet de cette procédure, le référendum populaire.
Adoptant la même tactique qu’en juin dernier, les députés du Parti démocrate-progressiste (DPP) au pouvoir ont pratiqué la politique de la chaise vide au Yuan législatif, alors que s’y déroulait le vote.
En revanche, son allié l’Union solidarité Taiwan a participé au vote, ses douze députés ayant opté pour les bulletins délibérément invalides : ils les ont raturés de la phrase « A bas la deuxième procédure de destitution », un slogan qu’ils ont également scandé en chœur au sein de l’assemblée partiellement vide.
Dans le camp panbleu, les députés du KMT et de son allié le Parti pour le peuple (PFP) ont voté pour la destitution dans un bel ensemble, quoique les deux formations aient déploré l’absence d’un élu chacune.
La seule surprise véritable est venue avec le vote négatif de Lin Chin-hsing, aujourd’hui sans étiquette après avoir été exclu du DPP. Il est le seul participant au scrutin à avoir voté ainsi.
Quoi qu’il en soit, le résultat ne faisait aucun doute dans la mesure où seulement 130 députés avaient retiré leurs bulletins dans la matinée, sur les 220 qui composent le Yuan législatif actuellement.
Ker Chien-ming, le chef du file du DPP a ensuite dénoncé la « farce » que constituait à ses yeux cette nouvelle procédure, alors qu’une trentaine de projets de loi sont en souffrance au Yuan législatif.
Pour sa part, Yu Shyi-kun, le président du DPP, a déclaré en conférence de presse que la formation respectait l’opinion de l’opposition et qu’elle poursuivait son introspection.
Quant à James Soong, le fondateur et président du PFP, il a confirmé son intention de lancer rapidement une motion de censure contre le Premier ministre Su Tseng-chang.
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