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Le Kuomintang (KMT), principale force de l’opposition au président Chen Shui-bian, a fait part hier de sa décision de ne plus soutenir la motion de censure que son allié le Parti pour le peuple (PFP) entend présenter vendredi contre le gouvernement de Su Tseng-chang.
Le revirement est intervenu hier, à l’issue d’une rencontre entre le groupe parlementaire du KMT et les membres du comité de stratégie politique de la formation. Les 40 à 50 députés KMT qui avaient donné leur soutien à la mise en œuvre de la motion ont donc été appelés à retirer leur signature.
« Les délais sont trop courts », a expliqué le député KMT Tseng Yung-chuan, avant d’ajouter que les deux éléments essentiels pour la réussite d’une telle démarche étaient la publication des résultats de l’enquête judiciaire en cours concernant l’utilisation par le président de la République des fonds spéciaux qui lui sont alloués et l’achèvement du redécoupage de la carte électorale rendu nécessaire par les derniers amendements constitutionnels qui prévoient la réduction de moitié du nombre de sièges dans la prochaine législature.
En effet, si le gouvernement de Su Tseng-chang était renversé, Chen Shui-bian aurait deux options, soit nommer un nouveau Premier ministre, soit dissoudre le parlement. Le KMT ne souhaite donc pas courir le risque d’une dissolution tant que la carte électorale n’est pas redessinée.
Par ailleurs, la Constitution prévoit qu’après l’échec d’une motion de censure, la procédure ne peut plus être engagée avant une année.
Au PFP, qui ne contrôle que 22 sièges au Yuan législatif, la nouvelle de cette défection a provoqué un certain mécontentement. Li Hung-chun, le porte-parole de la formation, a reconnu que les chances de voir la motion aboutir vendredi étaient nulles, affirmant que le plan d’action initial serait toutefois maintenu.
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