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Le chef de l’Etat n’est pas l’auteur de l’« Alliance panverte » proposée récemment par Taiwan Society, mais il y est favorable, a expliqué hier Mark Chen, le secrétaire général de la présidence de la République, en réponse à un article paru dans la presse locale laissant entendre que Chen Shui-bian aurait proposé à l’ancien président Lee Teng-hui de diriger une telle coalition.
Il existe actuellement ce que l’on appelle ici un camp panvert qui regroupe le Parti démocrate-progressiste (DPP) au pouvoir et l’Union solidarité Taiwan (TSU), mais de façon tout à fait informelle. L’alliance proposée serait, elle, une véritable structure à laquelle pourraient d’ailleurs adhérer d’autres organisations, le tout sous la férule de Lee Teng-hui.
« Le président Chen a toujours considéré Lee Teng-hui comme un leader spirituel qui a apporté de grandes contributions à la démocratisation de l’île », a poursuivi Mark Chen.
Toutefois, du côté de la TSU, une formation qui considère Lee Teng-hui comme son mentor, on rappelle les réticences de celui-ci.
« L’ancien président Lee a donné sa position [dimanche dernier] lorsqu’il s’est décrit comme un supporter de Taiwan plutôt que comme un supporter du camp panvert », a commenté hier Lin Jih-jia, le secrétaire général de la TSU.
La députée TSU Lai Shin-yuan soupçonne que l’alliance proposée par Taiwan Society, un groupe de réflexion proche de Chen Shui-bian, est en fait le fruit d’une tactique à court terme conçue à des fins électorales, « pour avaler la TSU », à l’approche des élections municipales spéciales de décembre à Taipei et à Kaohsiung.
Wu Shuh-min, le président de Taiwan Society, a pour sa part réfuté cette analyse, expliquant que le principe d’un rassemblement des forces dans le camp panvert était apparu il y a deux ou trois mois.
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