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Si la direction du Parti démocrate-progressiste (DPP), la formation au pouvoir, a souhaité vendredi soir que l’on donne davantage de temps au président Chen Shui-bian pour s’expliquer, certains de ses élus ont fait savoir au cours du week-end qu’ils n’étaient plus d’accord pour lui apporter un soutien inconditionnel.
Ces défections sont d’autant plus notables qu’elles viennent d’anciens membres de la faction Nouvelle Vague, celle qui était considérée comme la plus proche de Chen Shui-bian.
Les cinq factions qui composaient le DPP ont été dissoutes fin juillet pour favoriser l’harmonie au sein du parti.
Ainsi de Lin Tai-hua qui a accusé Chen Shui-bian d’avoir menti au procureur chargé d’enquêter sur les détournements de fonds dont lui et son épouse se seraient rendus coupables.
Son collègue Lin Su-shan a, pour sa part, refusé de continuer à cautionner le chef de l’Etat sans condition.
Un troisième député de la même mouvance, Wei Ming-ku, a expliqué que le parti compromet son avenir politique en continuant à soutenir le président.
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