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A la suite de la mise en examen vendredi de Wu Shu-jen, l’épouse du président Chen Shui-bian, pour faux, usage de faux et corruption par l’office des Procureurs qui cite aussi en personne le chef de l’Etat, le groupe parlementaire du Kuomintang (KMT) a décidé d’initier pour la 3e fois cette année une procédure de destitution du président de la République.
Faisant état de l’utilisation frauduleuse entre juillet 2002 et mars 2006 de factures d’une valeur globale de 14,8 millions de dollars taiwanais, indûment remboursées sur des fonds publics, l’acte d’accusation est dirigé contre Wu Shu-jen, mais implique nommément le chef de l’Etat, qui, lui, dispose de l’immunité judiciaire garantie par la Constitution.
Le KMT et le Parti pour le peuple (PFP), son allié dans le camp panbleu opposé au président de la République, ont déjà déposé en juin et en octobre au parlement deux procédures pour les mêmes raisons, qui, du fait de l’abstention des députés du Parti démocrate-progressiste (DPP), au pouvoir, et de son allié, l’Union solidarité Taiwan (TSU), ont échoué.
Cependant, cette fois-ci, la TSU a fait savoir qu’elle soutiendrait cette 3e motion, à condition qu’il soit donné au président Chen Shui-bian la possibilité de s’expliquer devant la nation et que le DPP, la formation au pouvoir, dispose d’un certain temps pour faire face à la crise.
La majorité des 2 tiers des députés siégeant au Yuan législatif étant requise, la motion nécessite le soutien de plusieurs membres du DPP pour être adoptée. Si les députés l’adoptent, la procédure entrera alors dans sa 2e phase, un référendum populaire.
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