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C’est normalement demain en réunion du comité central permanent que le Parti démocrate-progressiste (DPP) fera connaître sa position sur l’affaire de détournements de fonds dans laquelle est inculpée l’épouse du président de la République, Wu Shu-jen.
Officiellement, le DPP continue de soutenir Chen Shui-bian, même si quelques voix discordantes se font entendre, comme celle de Jou Yi-cheng, directeur du Forum générations – une organisation composée de jeunes militants – qui « ne voit plus en lui son leader politique ».
Mais les opinions divergent fortement, au sein du parti au pouvoir, sur les suites politiques à donner à ce scandale. S’il reste en place, le chef de l’Etat aura-t-il les moyens de gouverner ?
Certains, comme les députés Cheng Yun-peng et Lee Wen-chung, semblent penser que non et réfléchissent à l’idée de demander au président de « prendre des vacances ». La vice-présidente Annette Lu veillerait alors aux affaires courantes.
Le député Gao Jyh-peng trouve pour sa part cette option dangereuse dans la mesure où la Constitution ne la prévoit pas.
En parallèle à ces débats, une des lignes de défense adoptées par Chen Shui-bian commence à porter ses fruits. Dans son intervention télévisée de dimanche, il a catégoriquement nié avoir profité des fonds spéciaux qui lui sont alloués, tout en soulignant les contradictions qui existent entre les diverses agences de l’Etat sur leur utilisation.
Hier, le ministère de l’Audit a sommé celui de la Comptabilité et des Statistiques de clarifier ce point.
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