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Pour la troisième fois en six mois, le président de la République a été visé par une procédure de destitution pour corruption entamée par le camp panbleu qui détient la majorité au Yuan législatif. Et comme lors des deux précédentes tentatives, en juin et en octobre, la motion n’a pas recueilli le soutien de suffisamment de députés pour passer à la phase suivante qui serait un référendum populaire.
C’est pratiquement la même scène que précédemment qui s’est répétée vendredi, les députés du camp panbleu présents votant oui, ceux de l’Union solidarité Taiwan (TSU) mettant dans l’urne des bulletins qu’ils avaient délibérément rendus invalides, ceux du Parti démocrate-progressiste ayant pour leur part choisi de boycotter la séance.
Ainsi, sur les 131 législateurs présents dans l’enceinte parlementaire, 118 ont voté en faveur de la procédure, 1 contre, les assesseurs ayant par ailleurs compté 12 votes invalides – ceux des 12 élus TSU. Pour être adoptée, il aurait fallu que la motion recueille les suffrages des deux tiers des 219 députés que compte actuellement le Yuan législatif.
La séance a été moins mouvementée que lors des votes de juin et d’octobre, quelques députés ayant tout de même déployé des bannières arborant des slogans anti-Chen Shui-bian.
A l’annonce des résultats, Lee Hung-chun, le porte-parole du Parti pour le peuple, dans le camp panbleu, a fait part de l’intention de ses collègues d’initier rapidement une motion de censure contre le Premier ministre, parce que celui-ci défend « un président impliqué dans des scandales de corruption ».
L’épouse de Chen Shui-bian, Wu Shu-jen, et plusieurs proches collaborateurs du chef de l’Etat doivent comparaître début décembre pour détournements de fonds publics.
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