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Les élections municipales de samedi ont eu pour principale nouveauté de ne pas innover, tout du moins pas trop, puisque les grands changements, qu’ils aient été ou non espérés, ne se sont pas fait jour.
En effet, Taipei, la capitale au nord, est restée aux mains du Kuomintang (KMT), tandis que Kaohsiung, la grande ville portuaire du sud, a conservé de justesse sa direction démocrate-progressiste.
Hau Lung-bin, le candidat du KMT à Taipei, l’a emporté haut la main avec 53,8% des suffrages devant son rival Frank Hsieh, du Parti démocrate-progressiste (DPP), qui obtient 40,9% des suffrages, un score tout à fait satisfaisant. La plus grande surprise est venue néanmoins du faible score de 4,1% réalisé par James Soong. Le taux de participation était cette fois-ci dans la capitale de 64,5% par rapport à 70,6% en 2002.
A Kaohsiung, l’hôtel de ville a fait l’objet d’une âpre lutte, remportée sur le fil par Chen Chu, la candidate du DPP, avec 379 417 votes exprimés en sa faveur, soit 49,4% des voix, devançant son adversaire Huang Chun-ying, du KMT, de seulement 1 114 suffrages. La différence est si réduite que l’équipe de campagne de ce dernier a demandé un recompte, notamment des bulletins invalidés.
En ce qui concerne les assemblées municipales, le rapport des forces est pratiquement le même, le KMT remportant cependant un nombre plus important de sièges dans l’une et l’autre des municipalités spéciales, confirmant sa majorité dans ces deux chambres.
A Taipei, 24 des 52 sièges à pourvoir reviennent au KMT, 18 au DPP, 4 au Nouveau Parti et 2 au Parti pour le peuple (PFP), 2 à l’Union solidarité Taiwan (TSU) et 2 aux candidats sans-étiquette.
A l’assemblée municipale de Kaohsiung, le KMT augmente sa représentation de 12 sièges en 2002 à 17 cette fois-ci, le DPP progresse de 12 à 15, le PFP en perd 3 pour ne plus en avoir que 4 et la TSU en garde 1 sur 2. Les sans-étiquettes passent, eux, de 9 à 7 sièges.
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