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Le Premier ministre Su Tseng-chang s’est inscrit en faux hier contre les allégations du magazine Next qui, dans son dernier numéro, affirme qu’il aurait accepté des pots-de-vin de l’Association nationale des herboristes en 1997.
L’ancien président de l’association, Hsu Ching-sung, y révèle qu’un total de 40 millions de dollars taiwanais aurait été distribué cette année-là entre sept politiciens, six députés et Su Tseng-chang, les herboristes faisant alors du lobbying pour recouvrer le droit de rédiger des ordonnances qui leur avait été retiré par un amendement de 1993. Su Tseng-chang aurait reçu 100 000 dollars taiwanais.
La législation a été à nouveau modifiée en 1998, dans le sens que souhaitait l’association.
Su Tseng-chang a reconnu avoir reçu de l’argent de l’association, mais affirme qu’il s’agissait d’une donation politique qui lui a été faite alors qu’il était en campagne pour l’élection du chef de district à Taipei, qu’il a remportée.
« Comme 2008 approche, il y aura de plus en plus de calomnies de ce genre », a-t-il poursuivi.
Quant aux députés montrés du doigt, deux d’entre eux ont promptement réagi. Hsu Shu-po, du Kuomintang, a expliqué qu’il avait bien reçu 1 million de dollar en 1998, mais au titre de « donation politique » alors qu’il était candidat à la réélection, et que cet argent venait d’un ami qui se trouvait appartenir à l’association.
Son collègue du Parti démocrate-progressiste Jao Yung-ching, lui aussi mentionné par Next, a pour sa part nié avoir jamais reçu de fonds illégaux et affirmé qu’il était prêt à collaborer avec la justice pour faire la lumière dans cette affaire.
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