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Recevant hier douze parlementaires britanniques appartenant à un groupe pro-Taiwan, le président de la République, Chen Shui-bian, a rejeté l’offre de Ma Ying-jeou de servir d’intermédiaire entre le Parti démocrate-progressiste (DPP) au pouvoir et le Parti communiste chinois (PCC), jugeant plus urgent d’améliorer les relations au plan national entre les deux grandes formations insulaires.
Ma Ying-jeou, le président du Kuomintang (KMT), la principale formation de l’opposition au chef de l’Etat, avait proposé mercredi de jouer le rôle de messager entre le DPP et PCC, suscitant des réactions très diverses.
Il n’est absolument pas nécessaire pour le président du KMT de se porter volontaire pour une telle mission, a expliqué Chen Shui-bian à ses visiteurs britanniques, tant qu’il n’existe pas ici de consensus national sur la question des relations entre les deux rives. En outre, a-t-il poursuivi, le dialogue avec la Chine doit être conduit de gouvernement à gouvernement, pas entre partis politiques ou organisations privées.
Il serait plus utile que Ma Ying-jeou serve d’intermédiaire entre « les bleus et les verts », a-t-il poursuivi en faisant référence aux deux camps adverses qui occupent la scène politique taiwanaise.
Remarquant que Ma Ying-jeou a récemment multiplié les gestes de conciliation envers le DPP, le chef de l’Etat a noté que les divergences étaient moins importantes entre leurs deux partis que celles qui existent entre le KMT et le PCC.
Une plate-forme de dialogue entre le DPP et le KMT serait bien plus utile que celle mise en place par Lien Chan entre le KMT et le PCC pour contrer l’indépendance de Taiwan, a-t-il ensuite ironisé.
En 2005, Lien Chan, le prédécesseur de Ma Ying-jeou à la tête du KMT, avait effectué un voyage « historique » en Chine à l’invitation du PCC, y rencontrant le président chinois, Hu Jintao. Une « plate-forme KMT-PCC » avait ensuite été créée pour permettre les échanges entre les deux formations naguère ennemies.
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