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La présidence de la République s’oppose à la décision du tribunal de Taipei de lever le secret sur 6 missions diplomatiques dont le financement sur des fonds spéciaux a suscité à la fin de l’année dernière une vive polémique.
Demandant au Conseil des Grands Juges une nouvelle interprétation constitutionnelle, le secrétaire général adjoint de la présidence, Cho Jung-tai, s’est inquiété hier des répercussions éventuelles de la déclassification de ces secrets d’Etat.
C’est vendredi que le tribunal de Taipei avait annoncé son intention de lire ces documents, donnant à la présidence le temps du week-end pour fournir de nouveaux arguments en faveur du maintien de leur confidentialité. Sans effet apparemment, puisque, hier, Liu Shou-sung, le porte-parole du tribunal, a confirmé aujourd’hui qu'ils seraient examinés dans le cadre de l'enquête.
Cho Jung-tai a demandé aux magistrats en charge de l’affaire de comprendre que le chef de l’Etat a le pouvoir constitutionnel de conduire les affaires concernant la sécurité nationale, notamment dans le domaine des relations extérieures. C’est la raison pour laquelle, a-t-il continué, ce dernier est compétent pour décider si ces informations doivent rester confidentielles.
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