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Depuis hier, Chunghwa Post s’appelle Taiwan Post. Si le gouvernement et le Parti démocrate-progressiste (DPP) se félicitent de ce changement, il n’est cependant pas du goût de tous.
A commencer par le Syndicat des travailleurs postaux qui a menacé de déclencher une grève, malgré les appels des autorités qui insistent sur la légalité de cette rectification.
Même dans le camp du parti au pouvoir, l’Union solidarité Taiwan (TSU), qui prône habituellement une ligne plus dure vis-à-vis de la Chine, considère que la « sincérité » qui a motivé ce changement est contestable et qu’il s’agit d’une mesure mal expliquée.
De l’autre côté de l’échiquier politique, le Kuomintang (KMT) a fait savoir par la voix de son président Ma Ying-jeou que cette rectification serait annulée l’année prochaine, si le candidat de la principale force d’opposition gagnait la présidence de la République.
Le changement controversé porte aussi sur le nom du pays qui apparaît sur les timbres : en remplaçant sur ces derniers le nom officiel de « République de Chine » par celui de « Taiwan », explique-t-on au KMT, on modifie indirectement la Constitution.
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