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Le Premier ministre s’est déclaré ce week-end prêt à faire face à un vote de confiance engageant la responsabilité du gouvernement, lequel, s’il aboutissait, déboucherait probablement sur des élections législatives anticipées.
Vendredi dernier, un total de 46 élus sur 225 au Yuan législatif avaient apporté leur soutien à cette initiative. Il suffirait que 27 autres de leurs collègues se joignent à eux pour que la motion soit soumise à l’ensemble des députés.
Paradoxalement, c’est du camp du Premier ministre, notamment à l’initiative des élus du Parti démocrate-progressiste (DPP), qu’a été lancée l’idée, l’objectif étant de pouvoir renverser la majorité législative actuelle.
Car, si la présidence de la République et le gouvernement sont contrôlés par le DPP, c’est le camp opposé, dominé par le Kuomintang (KMT), qui détient la majorité au Yuan législatif, d’où une situation de confrontation qui ne facilite pas la gestion du pays.
Le camp du chef de l’Etat est donc tenté par une élection anticipée pour trouver une majorité favorable au parlement, sans quoi il lui faudra attendre décembre prochain si le calendrier électoral normal est respecté.
Dans le camp panbleu, on ne se déclare pas prêt à soutenir cette initiative. Au Parti pour le peuple, formation minoritaire associée au KMT, on préférerait plutôt lancer une nouvelle procédure de rappel contre le chef de l’Etat. Quant au parti nationaliste, il se tient pour le moment sur la réserve.
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