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Soupçonnées d’avoir commis des fraudes dans l’usage des fonds spéciaux alloués dans le cadre de leurs fonctions au service de l’Etat ou lorsqu’elles y étaient, trois personnalités démocrates-progressistes de premier plan viennent d’être mises en examen.
Il s’agit d’Annette Lu, la vice-présidente de la République, de Mark Chen, le secrétaire général du Conseil de la sécurité nationale, et de Yu Shyi-kun, le président du Parti démocrate-progressiste et ancien Premier ministre.
Vendredi, le porte-parole de la cellule spéciale des procureurs en charge de ces investigations a fait savoir que les charges retenues contre ces personnes relevaient notamment de la corruption et de l’usage de faux.
Ces mêmes fonds spéciaux sont à l’origine des poursuites judiciaires contre Wu Shu-jen, l’épouse du président de la République, ou Ma Ying-jeou, le candidat du Kuomintang à la présidentielle 2008.
Au-delà de Wu Shu-jen, dont le procès est en cours, c’est son mari, le président Chen Shui-bian qui est visé, ce dernier bénéficiant d’une immunité tant qu’il est en fonction. Quant à Ma Ying-jeou, il a été jugé innocent à l’occasion d’un premier verdict, mais le ministère public a fait appel.
Trop imprécise, la législation actuelle concernant l'usage des fonds spéciaux prête à interprètations. En l'absence d'une amnistie que les députés pourraient voter, les camps politiques opposés s'en servent largement pour régler leur compte par le biais des tribunaux.
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