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A l’occasion d’une visite de la Bourse de Taiwan, à Taipei, le candidat du Parti démocrate-progressiste (DPP) à la présidentielle 2008, s’est dit soucieux d’accroître les investissements étrangers dans l’île, « y compris ceux venant de Chine ».
S’il est élu, les projets d’investissements émanant de l’autre rive seront accueillis favorablement, a-t-il dit en substance, en précisant toutefois qu’il estimait nécessaire de procéder à une analyse des dossiers au cas par cas.
« Un mécanisme de gestion flexible et raisonnable doit être mis en place pour éviter que les firmes chinoises ne rachètent en masse les sociétés taiwanaises », estime-t-il.
Poursuivant la remise en cause de la politique suivie actuellement par le gouvernement DPP, Frank Hsieh promet de revoir les restrictions qui pèsent encore sur certaines industries locales en matière d’investissements en Chine.
Il suggère par ailleurs une amnistie générale pour les Taiwanais qui auraient investi en Chine de façon clandestine pour contourner la législation. Ces investisseurs auraient entre 18 et 24 mois pour demander l’amnistie, à condition de rapatrier leurs capitaux dans l’île. « Nous avons perdu 20 billions de dollars taiwanais d’investissements au profit de Hongkong, a affirmé le candidat du parti au pouvoir, et la grande partie de ces fonds pourrait être récupérée. »
Réagissant à ces déclarations, Ma Ying-jeou, son rival du Kuomintang pour la présidentielle, s’est félicité que Frank Hsieh le rejoigne sur la nécessité d’une ouverture aux fonds chinois pour relancer l’économie insulaire, mais s’est étonné que celui-ci n’ait pas mis en pratique ces idées alors qu’il était Premier ministre, en 2005.
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