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Le candidat du Parti démocrate-progressiste (DPP) à la présidentielle 2008 a déploré hier les rixes verbales de ces derniers jours entre le gouvernement et les élus Kuomintang (KMT) à propos de la procédure à suivre pour l’organisation des législatives de janvier.
La commission centrale des Elections (CEC) s’est récemment prononcée pour un système dit 4-en-1 selon lequel les électeurs se verront remettre quatre bulletins en même temps, deux concernant les législatives (un bulletin permettant de choisir un candidat, l’autre un parti) et deux servant à répondre à deux consultations référendaires (l’une initiée par le DPP, l’autre par le KMT).
Estimant que cette méthode peut être une source de confusion pour les électeurs, certains élus KMT, en particulier le maire de Taipei, Hau Lung-bin, ont décidé que dans les circonscriptions qu’ils administrent, on voterait dans un premier temps pour les législatives avant de se voir remettre les deux bulletins concernant les référendums.
Ils s’appuient pour justifier ce choix qui défie les consignes émanant de la CEC sur une législation qui, disent-ils, stipule que la conduite des affaires électorales relève de la juridiction des collectivités locales.
Les électeurs qui ne respecteraient pas cette ligne de conduite, a ajouté le maire, auraient à renoncer à exercer leur droit de vote.
A ces « menaces », le président de la République, Chen Shui-bian, a répondu par des déclarations peu amènes, allant même jusqu’à évoquer les options qui s’offrent à un chef d’Etat en cas de crise grave au moment d’un scrutin d’une telle envergure – y compris l’annulation d’un scrutin ou la prise de décrets d’urgence – des propos qui ont provoqué de vives réactions et fait couler beaucoup d’encre dans la presse locale.
Condamnant ces emportements de part et d’autre, Frank Hsieh a averti que les déclarations émotionnelles étaient mauvaises pour tout le monde.
Ce matin, Chen Shui-bian a cherché à calmer le jeu en soulignant avec force que jamais il ne déclarerait la loi martiale et qu’il n’était pas question de faire reculer la démocratie taiwanaise.
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