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C’est un échec pour la dizaine de petits partis politiques qui ont participé aux élections législatives puisque seulement trois sièges ont été remportés par l’un d’entre eux, l’Alliance non partisane, une coalition d’élus sans étiquette proche du Kuomintang (KMT), et ce, dans le cadre du scrutin par circonscription. Dans le cadre du scrutin de liste où il était demandé de voter pour un parti politique, aucune de ces formations n’a pu franchir la barre des 5% des suffrages exprimés pour obtenir au moins un siège.
L’Alliance non partisane a ainsi résisté à la débâcle avec trois candidats élus, un dans la circonscription de Penghu, un autre dans la circonscription de Taichung et un au titre des sièges réservés aux aborigènes, même si elle n’a rassemblé que 0,70% des suffrages allant aux partis politiques.
Le Nouveau Parti (NP) et l’Union solidarité Taiwan (TSU), bien connus des électeurs et chacun situés à une extrémité de l’échiquier politique, sont écartés : ils n’ont pu rassemblés que 3,95 % et 3,53% respectivement lors du scrutin par parti, sans obtenir aucun siège dans les circonscriptions. L’échec est particulièrement douloureux pour la TSU qui perd ainsi les 12 sièges dont elle jouissait dans la législature sortante.
Les résultats sont sans appel pour les autres petites formations, avec 0,8% allant au Parti rouge ; 0,6% pour le Parti vert ; 0,58% pour le Parti des fermiers de Taiwan ; le Parti des citoyens, le Parti de la troisième société et le Parti hakka ne recueillant que moins de 0,4% des suffrages.
En plus des trois sièges remportés par l’Alliance non partisane, un autre candidat indépendant a été élu dans la circonscription de Kinmen avec 70 voix d’avance mais son élection a été temporairement invalidée après une demande de recompte émanant de son adversaire. Le Parti pour le peuple (PFP) ne présentait pas de liste mais un candidat qui se présentait sous cette étiquette a cependant remporté un des six sièges réservés aux aborigènes.
Pour les experts, c’est dans le nouveau mode de scrutin qu’il faut rechercher les raisons de ces échecs. Ces derniers considèrent en effet que l’exigence de rassembler plus de 5% des voix dans le cadre du vote pour les partis politiques représentaient une « mission impossible » pour ces formations. Une autre explication avancée serait l’incapacité de ces formations à attirer les votes de protestation, et qu’elles seraient, en conséquence victimes de la stratégie de « vote utile » déployée par le KMT et le DPP.
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