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S’adressant hier à un parterre d’industriels et commerçants, Frank Hsieh, le président du Parti démocrate-progressiste (DPP) et candidat de cette formation à la présidentielle, s’est dit persuadé que les questions des relations directes de transport avec la Chine et de l’ouverture de Taiwan aux touristes chinois sont en passe de trouver leur solution – et ce, quel que soit celui qui sera porté à la magistrature suprême le 22 mars prochain.
Il pense que le temps est venu, d’autant que l’opinion publique y est favorable à plus de 50% et la communauté des affaires dans sa grande majorité.
Depuis quelques années, des vols directs sont organisés ponctuellement entre Taiwan et la Chine, au moment des grandes fêtes du calendrier lunaire, sur le mode des charters.
Frank Hsieh, qui affirme avoir été très près du but sur ce sujet lorsqu’il a quitté la tête du gouvernement en janvier 2006, estime que la fréquence de ces vols directs nolisés peut être facilement augmentée, de même que le nombre de villes concernées par cet arrangement.
Quant à la terminologie à employer pour qualifier ces liaisons aériennes, le candidat du DPP ne voit pas d’objection à celle d’« inter-rives »proposée par son rival du Kuomintang, Ma Ying-jeou.
L’expression, a-t-il commenté, a le mérite de contourner la difficulté sur laquelle butent les négociations avec Pékin, qui insiste pour parler de « lignes intérieures ». « Le problème est maintenant de savoir si les autorités chinoises l’accepteront », a-t-il nuancé.
Ma Ying-jeou a lui aussi promis, s’il est élu, de tout mettre en œuvre pour augmenter la fréquence des vols directs avec la Chine.
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