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Le Kuomintang (KMT), qui détient maintenant la majorité absolue au Yuan législatif, a annoncé hier son projet d’amender la loi sur le référendum, pour retirer au président de la République le droit d’initier un scrutin référendaire dit « de défense ».
L’article 17 de la loi, objet de l’amendement projeté, stipule que le chef de l’Etat a le droit, sans l’accord du Parlement, d’organiser une telle consultation, sur les questions de sécurité nationale, lorsque la nation est soumise à une menace extérieure.
Selon la presse insulaire, le chef de l’Etat, Chen Shui-bian aurait évoqué l’organisation d’un « référendum de défense » sur la question de l’entrée de Taiwan à l’Onu, si le KMT et le Parti démocrate-progressiste (DPP) échouent dans la recherche d’un consensus sur les deux référendums qui doivent se tenir le même jour que l’élection présidentielle, le 22 mars.
Le DPP souhaite consulter les électeurs sur l’entrée de l’île à l’Onu, sous le nom de « Taiwan », tandis que le KMT a proposé un autre référendum sur le « retour » de la République de Chine dans l’organisation internationale.
Il s’agit pour le chef de l’Etat de prévenir un échec de ces référendums qui donnerait à la communauté internationale la fausse impression que les Taiwanais ne souhaitent pas être représentés à l’Onu.
« Le KMT n’est pas opposé au référendum, mais nous espérons qu’il puisse se tenir à un autre moment que l’élection présidentielle » a répété le président du KMT, Wu Po-hsiung, qui a aussi souhaité que d’autres moyens politiques soient mis en œuvre pour promouvoir la candidature de l’île à l’Onu.
Le délai légal pour le dépôt d’une proposition relative à une nouvelle consultation référendaire au moment de l’élection présidentielle prend fin aujourd’hui, qui est aussi le jour de la rentrée parlementaire.
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