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S’il est élu à la présidence de la République le 22 mars prochain, Ma Ying-jeou, le candidat du Kuomintang (KMT), s’engage à faire preuve de pragmatisme vis-à-vis de la Chine.
S’adressant hier à des journalistes et des représentants étrangers en poste dans l’île, il a promis, si ses concitoyens le portent au sommet de l’Etat, de normaliser les échanges culturels et économiques, ainsi que d’œuvrer pour la paix, entre les deux rives du détroit de Formose.
Il a réitéré à cette occasion les piliers de sa politique chinoise que la presse ici nomme les « trois non » : pas de discussion sur la réunification durant son mandat, pas de quête de l’indépendance de jure et pas de recours à la force d’un côté comme de l’autre.
Sur le plan des relations extérieures et de la défense, il entend préserver les liens avec Washington et maintenir le niveau des dépenses militaires à au moins 3% du PNB.
Pour ce qui concerne sa politique économique vis-à-vis de la Chine il a rappellé qu’en cas de victoire, il entend ouvrir rapidement des liaisons aériennes directes et a proposé aussi, dans les 6 mois suivants, d’autoriser les investissements chinois dans l’immobilier insulaire.
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